Institut Belge de Biologie Totale des Êtres Vivants

Le conflit psychologique, le conflit biologique et le stress

samedi 17 mai 2008 par Administrateur

1. Le conflit psychologique

- 1. Définition

Un conflit psychologique peut se définir comme un choc (conflictus en latin = choc) qui reste à un niveau psychologique.

- 2. Exemple

Une mère décroche son téléphone : le directeur de l’école de son fils lui raconte qu’il a fait une chute dans la cour de récréation, qu’il a été amené à l’hôpital où les médecins l’ont examiné et ont déclaré : « ce n’est pas grave, plus de peur que de mal ». La mère va le voir à l’hôpital : elle voit qu’il est sain et sauf. Gros soulagement : pas de biologisation d’une peur, d’une annonce d’une mauvaise nouvelle ou d’un choc.

2. Le conflit biologique

- 1. Définition

Un conflit biologique peut se définir comme un choc (conflictus en latin = choc) qui se traduit dans la biologie, parce qu’il emprunte des voies biochimiques, neuroanatomiques, physiologiques, etc.

- 2. Exemple

Une mère décroche son téléphone : le directeur de l’école de son fils lui raconte qu’il a fait une chute dans la cour de récréation, qu’il a été amené à l’hôpital où les médecins l’ont examiné et ont déclaré : « c’est très grave, le pronostic est réservé ». La mère arrive à l’hôpital : elle le veille tous les soirs, s’occupe de lui comme une « mère-veille » (une mère qui veille sur son enfant est une mère veilleuse (merveilleuse)). Malgré tout cela, l’enfant meurt.

En fonction de l’intensité du stress, de la cascade du vécu-ressenti, de l’histoire familiale et personnelle de l’individu, il peut y avoir une biologisation (= descente dans la biologie) si le seuil d’intensité du stress est dépassé ou quand il y a un surstress permanent suraigu. A ce moment-là, on parle de « conflit biologique ».

La seule différence entre un conflit psychologique et un conflit biologique est que

- dans un conflit psychologique, le seuil n’est pas dépassé et il n’y a pas de biologisation

et

- dans un conflit biologique, le seuil est dépassé et il y a une biologisation.

Conflit psychologique Conflit biologique
Seuil Pas dépassé Dépassé
Biologisation Pas de biologisation Biologisation

Cette biologisation dépend :

- de la personne
- de la fonction de seuil
- de l’intensité du choc
- de la durée du choc [1]
- du vécu-ressenti
- de l’histoire personnelle (existence de conflits programmants, de conflits déclenchants, etc.)
- etc

Dire et rapporter que l’on dit en biologie totale que la maladie résulte d’un choc psychologique (comme rapporté sur des sites ou par certains critiques) est une erreur grossière : en biologie totale, on dit que la maladie résulte d’un choc biologique (conflictus en latin = choc), que l’on appelle « conflit biologique ».

Le substrat biologique à la base de cette différence entre un conflit psychologique et biologique est en partie neuronal : il existe une fonction seuil dans la transmission de l’influx nerveux entre le corps cellulaire d’un neurone et son axone. Tant que le seuil n’est pas dépassé, il n’y a pas de transmission de l’influx nerveux vers un autre neurone.

Schéma simplifié d'un neurone physiologique

3. Le stress

- 1. Définition

Hans SELYE - « le père du stress » - définit le stress comme « réponse non spécifique de l’organisme à toute sollicitation » [2] .

Au départ, SELYE a repris ce terme de « stress » à la mécanique des matériaux : le stress en mécanique est une interaction entre une force et la résistance qu’a ce matériau. Peu importe si c’est une machine ou un homme qui tire sur ce matériau. D’où le terme de non spécifique.

La notion de stress est centrale en BTEV, puisque la maladie est considérée comme étant la solution parfaite du cerveau pour éliminer un état de surstress de l’organisme. Par la maladie, elle oblige l’organisme à revenir à un niveau de stress intermédiaire, davantage compatible avec la vie qu’un état de surstress.

Métaphoriquement, la descente du stress dans la biologie entrainant un conflit biologique serait l’équivalent d’un fusible qui saute à la suite d’un court-circuit.

- 2. Exemple

Quand on lui découvrit un réticulosarcome (= variété de cancer), Hans SELYE se proposa - au lieu de s’abattre - de s’appliquer à lui-même les théories sur le stress issues de ses travaux. Il ne chassa pas son stress, il apprit à relativiser plein de choses dans sa vie, se trouva une philosophie de vie, etc.

Il put vivre plus longtemps que ce que la médecine de son époque lui proposait. Il mourut en 1982, soit plus de huit ans après le diagnostic de sa maladie.

La thérapie en biologie totale des êtres vivants ne consiste pas à « chasser le stress » mais à rechercher les chocs que les personnes ont ressentis (cf. cascade des vécus-ressentis) et à les aider à porter un autre regard (cf. changement de regard) sur les événements de leur vie.

[1] La durée du choc multiplié par l’intensité du choc donne une idée de la masse du conflit (= masse conflictuelle).

[2] Hans SELYE, Le stress de la vie - le problème de l’adaptation, éd. GALLIMARD, 1975, préface p. XI.


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