Institut Belge de Biologie Totale des Êtres Vivants

Citations, extraits glanés pour vous

jeudi 23 août 2007 par Administrateur

- Extrait de « La jument verte » de Marcel AYME

« A quelque temps de là, un professeur du Collège Impérial de Saint-Margelon, correspondant de l’Académie des Sciences, vint voir la jument verte. Il demeura éberlué et en écrivit à l’Académie. Un savant illustre, décoré jusqu’à droite, déclara qu’il s’agissait d’une fumisterie. « J’ai soixante-treize ans, dit-il, et je n’ai lu nulle part qu’il ait existé des juments vertes : il n’y a donc point de jument verte ». Un autre savant, presque aussi illustre, répondit qu’il avait bel et bien existé des juments vertes, qu’au reste son collègue en trouverait mention dans tous les bons auteurs de l’antiquité, s’il voulait seulement se donner la peine de lire entre les lignes. » Marcel AYME, La jument verte, éd. GALLIMARD, 1933, p. 10

- Extrait d’un texte de Sisela BOK

« Le secret est aussi indispensable aux êtres humains que le feu, et aussi craint. Le secret comme le feu facilitent et protègent la vie, mais ils peuvent aussi étouffer, dévaster, se propager de manière incontrôlée. Le secret et le feu aident à préserver l’intimité mais peuvent aussi l’envahir, ils sont autant nourriciers que destructeurs. Et ils peuvent se retourner contre eux-mêmes : on élève des barrières de secret pour se protéger contre des complots et des tentatives insidieuses, tout comme le feu sert à combattre le feu ». Sisela BOK in « Le poids des secrets de famille » d’EVAN IMBER-BLACK, éd. J’ai LU (1999), p.17

- Extrait d’un article du Professeur André BOUCKAERT [1]

« Le médecin a-t-il vraiment besoin de comprendre le contenu scientifique de son activité ? Ses études ne sont-elles pas un peu comme des cours de pétrochimie pour pilotes de formule 1 ? Ou comme des cours d’aérodynamique pour pilote de Boeings ? Ou comme des cours de physique de l’état solide pour animateurs de télévision ? Seriez-vous d’accord pour faire un voyage en avion piloté par quelqu’un qui aurait suivi des cours d’aérodynamique mais n’aurait jamais vu un avion ? » André BOUCKAERT, Ombres et lumières sur la formation médicale, Louvain, décembre 1990, pp. 35-36

« Il existe trois manières de mentir : ne pas dire la vérité, dire le contraire de la vérité et faire des ... statistiques. » André BOUCKAERT (cours de statistiques - dit oralement)

« On n’a pas toujours idée de l’impact d’une invention. Par exemple, il existe une invention qui a eu un impact sur la génétique des populations alors qu’elle n’a été inventée pour cela. C’est ... la bicyclette : à partir de l’invention de celle-ci, la génétique des populations s’est modifiée. » [2] André BOUCKAERT (cours de statistiques - dit oralement)

- Extrait de « La Souris truquée - Enquête sur la fraude scientifique », de William BROAD et Nicholas WADE

[...] L’existence d’une structure logique dans la connaissance scientifique a conduit à l’hypothèse que cette structure avait été logiquement élaborée.

Or le processus scientifique, distingué du corps des connaissances
scientifiques, est engendré et régi par un ensemble de principes différents, parmi lesquels la déduction logique et le désir d’objectivité sont certes les plus importants. Mais la rhétorique, la propagande, la référence à l’autorité et tous les artifices habituels de la pensée humaine jouent également un rôle déterminant lorsqu’il s’agit de faire accepter une théorie scientifique.

Même les mécanismes apparemment logiques auxquels les philosophes ont accordé tellement d’attention, tels que la vérification et la reproductibilité, sont, dans la pratique, soumis à des décisions non rationnelles.

La vérification, la caractéristique essentielle de la science que les empiristes logiques ont placée au-dessus de toutes les autres formes de connaissance, est tout autant dominée par les faits que par les espérances des scientifiques et la force de leur conviction dans la théorie mise à l’épreuve. La reproduction d’une expérience n’est pas une procédure scientifique ordinaire ; elle n’est effectuée que dans des circonstances particulières, par exemple lorsque l’on rencontre des résultats d’une importance inhabituelle ou que, pour d’autres raisons, l’on soupçonne l’existence d’une fraude.

Dire que le processus scientifique met en jeu des facteurs irrationnels ne signifie pas pour autant que toute rationalité en soit absente. La science est à la fois logique et illogique, rationnelle et irrationnelle, ouverte et intolérante.

La présence de ces qualités est plus ou moins marquée selon la discipline, le temps, la cause, et le lieu. L’importance des éléments irrationnels dans la pensée scientifique est sans doute moindre que dans d’autres systèmes de croyance, mais peut-être pas de manière significative. Il appartient à ceux qui font ces affirmations particulières au nom de la science et des scientifiques d’en apporter
la preuve.

Certains des éléments non rationnels qui gouvernent le processus scientifique, comme l’intuition, l’imagination, ou l’attachement à des théories particulières, font partie de ceux que la plupart des scientifiques reconnaissent volontiers.

Mais d’autres, comme la rhétorique et la propagande, se voient nier tout rôle officiel dans la science par l’idéologie scientifique, en dépit des rôles importants, et parfois décisifs, qu’ils peuvent jouer lorsqu’il s’agit d’accepter ou de rejeter des hypothèses. C’est précisément parce que les scientifiques se croient à l’abri de ce genre d’arguments qu’ils y sont le plus exposés.

William BROAD, Nicholas WADE, La Souris truquée. Enquête sur la fraude scientifique, éd SEUIL, pp. 178-179

- Extrait du livre « Le déchiffrement du Linéaire B » de John CHADWICK

« L’envie de pénétrer les secrets est profondément ancrée dans l’âme humaine - même le moins curieux des esprits s’enflamme à l’idée de détenir une information refusée à d’autres. Certains ont la chance d’exercer un métier qui leur demande d’élucider des mystères, mais la plupart d’entre nous sont réduits, pour satisfaire ce besoin, à résoudre des casses-tête artificiels, inventés pour notre distraction. Les romans policiers et les mots croisés suffisent au plus grand nombre, la résolution des codes secrets peut être la quête de quelques-uns. » John CHADWICK, Le déchiffrement du Linéaire B.

- Extrait des « Œuvres complètes » d’Emile COUE

« Contrairement à l’opinion généralement admise, la suggestion ou l’autosuggestion peut amener la guérison des lésions organiques. » Émile COUE, Œuvres complètes, éd. ASTRA, 1976, p. 161 (ISBN 2-900219-30-2)

- Extrait de la préface rédigée par René DUBOS, du livre « La volonté de guérir » de Norman COUSINS

« La thèse principale de ce livre est que toute personne souffrant d’une maladie ou d’un handicap doit assumer une part de responsabilité dans sa propre guérison. Cette idée de la responsabilité du malade n’est certes pas nouvelle, mais le point de vue philosophique qu’elle recouvre a rarement été mieux exposé que dans ce livre. Bien que l’auteur soit un profane, ses idées sont aujourd’hui admises par une grande partie du corps médical. Ses observations sur la nature du stress et l’aptitude de l’esprit humain à mobiliser les ressources du corps pour combattre la maladie sont en accord avec d’importantes découvertes des centres de recherche médicale les plus réputés . » René DUBOS, Préface du livre de Norman COUSINS, La volonté de guérir, éd. du SEUIL, 1980, p. 9

- Extrait de « La volonté de guérir » de Norman COUSINS

« En rentrant à la clinique, le Dr Schweitzer m’expliqua ce qui s’était passé. Le sorcier donnait aux personnes souffrant de divers maux qu’il pouvait facilement diagnostiquer des herbes spéciales à prendre en infusion. Le Dr Schweitzer pensait que la plupart de ces patients se remettaient très rapidement, les désordres dont ils souffraient étant fonctionnels et non organiques. La « médication » n’était donc pas réellement un facteur important. Les troubles des patients du deuxième groupe étaient soignés par la psychothérapie africaine. Ceux du troisième groupe présentaient des problèmes physiques plus réels : grosses hernies, grossesses extra-utérines, épaules démises ou tumeurs par exemple. Une intervention chirurgicale était souvent indispensable et le sorcier renvoyait le patient au Dr Schweitzer lui-même.

« Certains de mes plus fidèles clients me sont envoyés par des sorciers-guérisseurs », me dit le Dr Schweitzer en esquissant à peine un sourire. « Ne me demandez pas d’être trop critique à leur égard. »

Lorsque je demandai au Dr Schweitzer comment il expliquait que l’on puisse espérer guérir grâce au traitement dispensé par un sorcier, il me dit que je lui demandais de divulguer un secret bien gardé par les médecins depuis Hippocrate.

« Mais je vais tout de même vous le dire », poursuivit-il, le visage toujours illuminé par son demi-sourire. « Le succès du sorcier est dû à la même raison que notre succès à nous. Tout malade porte son propre médecin à l’intérieur de lui-même. Il vient chez nous parce qu’il ignore cette vérité. Ce que nous pouvons faire de mieux, c’est donner une chance d’agir au médecin qui réside à l’intérieur de chacun. »

Le placebo est le médecin qui réside en nous. » Norman COUSINS, La volonté de guérir, éd. DU SEUIL (1980) pp. 60-62

- Extrait du livre « Le monde tel que je le vois » d’Albert EINSTEIN

« Que sait un poisson de l’eau dans laquelle il nage toute sa vie ». Albert EINSTEIN, Le monde tel que je le vois, 1935

- Extrait du livre « Freud et ses patients » de Lydia FLEM [3]

« A ses disciples, il aimait montrer une carte postale sur laquelle on pouvait voir un naïf, un péquenot, dans une chambre d’hôtel essayant de souffler une ampoule électrique comme une chandelle. « Si vous attaquez le symptôme directement, vous agissez comme cet homme, leur disait Freud. Vous devez chercher l’interrupteur [4].

Et à Simley Blanton, il confia « N’expliquez pas ; les raisons viendront en leur temps. Quand une personne me dit quelque chose, moi-même je n’essaie pas d’en trouver immédiatement les raisons. Je sais qu’avec le temps celles-ci apparaîtront. C’est Olivier Cromwell, je crois, qui disait : « On ne va jamais si loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va ». C’est comme cela en analyse [5]. ». Lydia FLEM, Freud et ses patients, éd. LE LIVRE DE POCHE, 1986, p. 87 (ISBN 2-253-04128-9)

- Extrait du livre « Le prophète » de Khalil GIBRAN

« Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit, Parlez-nous des Enfants.

Et il dit :

Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à la Vie.

Ils viennent à travers vous mais non de vous.

Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.

Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.

Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.

Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.

L’Archer vise la cible sur le chemin de l’Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.

Que la tension que vous donnez par la main de l’Archer vise la joie.

Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime également l’arc qui est stable. » Khalil GIBRAN, Le prophète, 1923

- Extrait de la préface de GILBERT-DREYFUS dans le livre « De la psychanalyse à la médecine psychosomatique » de René H. HELD

« La médecine psychosomatique s’efforce de réagir contre le divisionnisme de la médecine qui résulte de la spécialisation, devenue un mal nécessaire. Elle substitue, à la médecine d’un organe donné, une médecine de l’organisme tout entier. Elle considère les processus morbides comme intimement liés à la personnalité du malade. Le terrain sur lequel ils évoluent, explique qu’à la faveur de la fragilité de te ou tel de ses mécanismes régulateurs, un sujet réagisse à des stress différents par un même trouble viscéral, et qu’inversement des chocs affectifs ou des situations conflictuelles identiques puissent avoir, d’un sujet à l’autre, des conséquences bien différentes.

La Médecine psychosomatique ne constitue pas un chapitre autonome de la pathologie, limité à des maladies particulières, comme le sont les maladies microbiennes ou métaboliques. C’est un mode d’approche, une façon d’envisager la maladie en fonction de l’homme qu’elle frappe, de l’homme dans sa totalité. Et il est piquant de voir l’impitoyable Marat souligner dans sa thèse « ces rapports singuliers, cette correspondance merveilleuse entre certaines facultés de l’âme et certains organes du corps ».

Les phénomènes concernés par la médecine psychosomatique sont tantôt des désordres fonctionnels – soit inclassables et déconcertants, soit précis et strictement polarisés -, tantôt des manifestations d’apparence exclusivement somatique et sans relation évidente avec le psychisme : ulcère gastrique, recto-colite hémorragique, asthme, hypertension artérielle... Il va sans dire que le psychosomaticien se penche également sur les répercussions psychiques des véritables maladies organiques primitives.

La psychanalyse déborde le cadre de la psychosomatique, puisqu’elle s’attaque aussi bien à des états névrotiques sinon psychotiques sans retentissement somatique.

La psychosomatique à son tour déborde le cadre de la psychanalyse : elle se réclame en effet d’influences hétérogènes, celle de la neuropsychologie classique, celle de la méthode pavlovienne de réadaptation à son milieu environnant d’un sujet déconditionné, celle de la psychothérapie élémentaire, rassurante et protectrice, du praticien compréhensif : tout médecin digne de ce nom n’est-il pas un psychothérapeute qui s’ignore ?

Néanmoins, sur le plan de l’efficacité thérapeutique, c’est dans l’immense majorité des cas à une psychothérapie d’inspiration psychanalytique, que depuis F. DUNBAR, WEISS et surtout ALEXANDER, il convient d’avoir recours pour traiter les affections psychosomatiques. » GILBERT-DREYFUS, préface du livre de René R. HELD, De la psychanalyse à la médecine psychosomatique, éd. PAYOT, 1968

- Extrait du livre « La philosophie pour les nuls » de Christian GODIN

« Giordano Bruno a cette particularité d’avoir été excommunié par les trois grandes religions de son temps : par les calvinistes à Genève, par les luthériens à Wissembourg et par les catholiques à Rome. Condamné pour ses idées hérétiques, il mourut sur le bûcher. On rapporte qu’avant d’y monter, il eut cette parole passablement désabusée : « Ce sont toujours les plus intelligents qui sont les plus couillonnés. » On ne peut pas dire que l’histoire postérieure lui ait donné complètement tort. » Christian GODIN, La philosophie pour les nuls, éd. FIRST, 2006 (ISBN 2-87691-998-2), p. 207.

- Extrait du livre « Guérisons remarquables » de Caryle HIRSHBERG et Marc Ian BARASCH

« Un mémoire du début du siècle raconte comment le fameux docteur William Osler fut appelé au chevet d’un garçon souffrant d’une grave coqueluche et d’une bronchite. En ces temps où les antibiotiques n’existaient pas, peu d’armes étaient capables de lutter contre ces maladies et la guérison paraissait improbable. L’enfant était mourrant, écrit l’auteur du mémoire (qui est aussi le frère du garçon), « incapable de manger et rebelle à toute tentative de ses parents ou des infirmières pour le forcer à s’alimenter ».

Le docteur Osler fit sa première visite à l’enfant revêtu de la magnifique robe écarlate des professeurs d’Oxford. « Pour un petit garçon, cette apparition ne pouvait être que celle d’un docteur arrivant d’une autre planète. Ou alors c’était le Père Noël en personne. Après avoir rapidement examiné son patient, ce visiteur inhabituel s’assit, pela une pêche, la sucra et la coupa en morceaux. Puis il présenta les morceaux un par un, avec une fourchette, à l’enfant médusé, en lui disant de tout manger et qu’il ne serait plus malade, qu’il irait même beaucoup mieux car c’était un fruit très spécial »

Avant de partir, Osler prit le père à part et déclara avec de grandes manifestations de douleur que les chances de l’enfant étaient faibles. Mais il revint tous les jours pendant plus d’un mois, ne manquant jamais de passer sa robe magistrale avant d’entrer dans la chambre du petit malade, ni lui offrir de la nourriture de ses propres mains. N’est-ce pas une image incroyable que celle de ce médecin, l’un des plus renommés et des plus occupés de tout Londres, faisant quarante visites consécutives à un malade pour lui administrer un placebo ? Mais cette « conduite magique, indépendante des plus hauts diplômes et de toutes les trouvailles de laboratoire [6] » aida l’enfant à amorcer un retour aussi complet qu’inattendu à la santé. » Caryle HIRSHBERG et Marc Ian BARASCH, Guérisons remarquables, éd. ROBERT LAFFONT (1996), éd. J’AI LU (1996), pp. 99-100

- Extrait de « 101 conseils pour vous soigner par l’homéopathie » du Dr Alain HORVILLEUR

« L’académie de médecine demanda à Guizot, ministre de Louis-Philippe, d’interdire l’homéopathie. Guizot eut une réponse de sage :

« Hahnemann est un savant de grand mérite. La science doit être pour tous. Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur propre, elle tombera d’elle-même. Si elle est au contraire un progrès elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation, et l’Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a la mission de faire la science et d’encourager les découvertes. » » Dr Alain HORVILLEUR, 101 conseils pour vous soigner par l’homéopathie, éd. LIVRE DE POCHE (1977) p. 28

- Extrait de « Synchronicité et paracelsica » de Carl Gustav JUNG

« Dans un moment décisif de son traitement, une jeune patiente eut un rêve où elle recevait en cadeau un scarabée d’or. Tandis qu’elle me racontait son rêve, j’étais assis le dos tourné à la fenêtre fermée. Soudain, j’entendis derrière moi un bruit, comme si quelque chose frappait légèrement à la fenêtre. Me retournant, je vis qu’un insecte volant à l’extérieur heurtait la vitre. J’ouvris la fenêtre et attrapai l’insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d’or l’analogie la plus proche qu’il soit possible de trouver sous nos latitudes : c’était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, qui s’était apparemment sentie poussée, à l’encontre de ses habitudes normales, à pénétrer juste à cet instant dans une pièce obscure. Je me suis bien obligé de dire qu’un tel cas ne s’était jamais présenté à moi auparavant ni ne s’est présenté par la suite ; de même ce rêve qu’avait eu ma patiente est resté unique en son genre dans le champ de mon expérience. » Carl Gustav JUNG, Synchronicité et paracelsica, éd ALBIN MICHEL (1981), p. 39 (ISBN 2-226-02820-X)

- Extrait d’un interview de Carl Gustav JUNG

« La vie est sens et non-sens ou elle possède sens et non-sens. J’ai l’espoir anxieux que le sens l’emportera et gagnera la bataille. » Carl Gustav JUNG (interview 1).

« L’homme ne peut pas supporter une existence dénuée de sens. », Carl Gustav JUNG (interview 2).

- Extrait des « Maximes » de François de LA ROCHEFOUCAULD

« Le doute est le pire de tous les maux car il les suppose tous. » François VI, duc de LA ROCHEFOUCAULD, Maximes

- Extrait d’« Harmonies poétiques et religieuses d’Alphonse de LAMARTINE »

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme

Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? » Alphonse de Lamartine, Harmonies poétiques et religieuses

- Extrait de « La caverne et l’ange gardien » de George LeSage (George Ghanotakis)

« Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu’un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

"Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires :

Les 3 passoires ?

Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre
le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.

C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

Non. J’en ai simplement entendu parler...

Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième
passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

Ah non ! Au contraire.

Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

Non. Pas vraiment.

Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?" » , George LeSage (George Ghanotakis), La caverne et l’ange gardien, éd. PORTE-BONHEUR (CRAM – Institut Philos) (2004), pp. 32 à 34.

- Citation de Martin NIEMÖLLER [7]

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus pour les socialistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas socialiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. » Martin NIEMÖLLER (à DACHAU)

- Extrait du livre « Le chemin le moins fréquenté » de Scott PECK

« La vie est difficile.

Cela peut paraître banal, mais c’est une grande vérité, l’une des plus grandes [8] ; et ce parce qu’une fois que nous la voyons vraiment nous pouvons la transcender. A partir du moment où nous savons que la vie est difficile, que nous le comprenons, alors elle ne l’est plus : une fois accepté, ce fait n’importe plus. » Scott PECK, Le chemin le moins fréquenté, éd. J’AI LU (ISBN 978-2-290-34254-1), p. 5

- Extrait de « Pantagruel » de François RABELAIS

« Parce que, selon le sage Salomon, sapience n’entre point en âme malivole et science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » François RABELAIS, Pantagruel, 1532, chap. VIII.

- Extrait de « Cette famille qui vit en nous » de Chantal RIALLAND

« Sans prise de conscience, sans travail sur soi, nous sommes condamnés à reproduire ultérieurement nos identifications d’enfant. Parfois à notre insu. Certains ont choisi de faire tout le contraire de leur famille. Malheureusement, vivre le contre-scénario, c’est encore vivre en fonction du scénario. Prendre le contre-pied, ce n’est pas accéder à la liberté d’être soi-même, c’est agir à l’inverse en étant constamment dans la comparaison.

L’aventure d’une vie humaine, c’est avant tout l’aventure de la conscience. Plus nous devenons conscients, plus nous devenons libres. Plus nous choisissons notre vie au lieu d’obéir à nos programmations, plus nous épanouissons notre être unique, indépendant, autonome. Plus nous sommes épanouis, plus nous épanouissons les autres. » Chantal RIALLAND, Cette famille qui vit en nous, éd. Robert LAFFONT, 1994 ; éd. MARABOUT, 2000, pp. 52-53.

- Extrait du livre « Psychobiologie de la guérison » d’Ernest LAWRENCE ROSSI

« La théorie de la communication et de la guérison esprit-corps peut être définie en quatre hypothèse reliées entre elles :

1. C’est le système hypothalamo-limbique qui établit la principale connexion anatomique entre esprit [9] et corps.

2. Les processus de mémoire, d’apprentissage et de comportement liés à l’état, encodés par le système hypothalamo-limbique et les systèmes qui lui sont étroitement associés, sont les principaux responsables de la transduction d’information entre l’esprit et le corps »

3. Toutes les méthodes d’hypnose thérapeutique et de guérison du corps par l’esprit utilisent, en les recadrant, les systèmes de mémoire et d’apprentissage liés à l’état qui encodent les symptômes et les problèmes.

4. On peut accéder à ce codage des symptômes et des problèmes esprit-corps par le biais d’approches psychologiques aussi bien que physiologiques (c’est-à-dire par des médicaments) - et la réaction placebo est une interaction et une synergie de ces deux approches. » Ernest LAWRENCE ROSSI, Psychobiologie de la guérison, éd. SOUFFLE D’OR, 2002, p. 100 (ISBN 2-84058-209-0)

- Extrait du livre « Cosmos » de Carl SAGAN

« Newton était très secret sur ses découvertes et mettait sa fierté à surpasser ses confrères. Il trouva tout à fait normal de publier sa loi du carré inverse dix ou vingt ans après l’avoir découverte. Mais devant la grandeur et la complexité de la Nature, il était, comme Ptolémée et Kepler, absolument transporté et retrouvait une modestie désarmante. Il écrivit juste avant sa mort : « Je ne sais pas ce que le monde peut penser de moi ; mais je me vois moi-même comme un enfant qui joue sur la plage et s’amuse à trouver de temps en temps un galet mieux poli ou un coquillage plus joli, tandis que le vaste océan de la vérité s’étend, inviolé, devant mon regard. » » Carl SAGAN, Cosmos, éd. MAZARINE, 1981 (existe aussi en collection MARABOUT), p. 103 (ISBN 2-501-00628-3)

« La science est le fruit de libres recherches, et elle doit favoriser ces dernières : toute hypothèse, aussi étrange qu’elle paraisse, doit être examinée selon ses mérites. Supprimer des idées qui dérangent est peut-être une attitude habituelle dans le monde de la religion ou de la politique, mais là n’est pas le chemin qui mène à la connaissance ; de tels gestes n’ont pas leur place dans le monde de la science. Nous ne savons jamais qui sera l’auteur de nouvelles découvertes fondamentales. » Carl SAGAN, Cosmos, éd. MAZARINE, 1981 (existe aussi en collection MARABOUT), p. 127 (ISBN 2-501-00628-3)

- Extrait du livre « Le jeu de la science et du hasard » de Laurent SCHWARTZ

« Comme autre exemple, sur un mode humoristique, on évoquera le lever du soleil. La cause est-elle, comme le proclame Chantecler, dans la pièce d’Edmond Rostand, le chant du coq ? La relation vérifie de multiples critères de la liste de Bradford Hill : force de l’association, loi dose-effet (le coq s’époumone ? Le soleil est éclatant), l’ordre chronologique, si important (témoignage coléreux du Grand-Duc : « il chante quand la nuit est encor bonne et fraîche », sans parler des autres critères, le dernier de la liste étant le plus frappant : le coq chante-t-il au lever de la lune, les canards chantent-ils au lever du soleil ? Il y a spécificité à double sens … Cependant dans la pièce d’Edmond Rostand, la faisane dorée, amoureuse de Chantecler fasciné en oublie de chanter. Et le soleil se lève quand même. Ainsi tous les arguments accumulés par la seule observation étaient-ils balayés par la voie royale de l’expérimentation. » Laurent SCHWARTZ, Le jeu de la science et du hasard, éd. FLAMMARION 1994 , pp. 66-67

- Extrait du livre « Chercheur de vérité » d’Idries SHAH [10]

« Le sage soufi Saadi de Shiraz était en route pour Bagdad lorsque la caravane avec laquelle il voyageait fut attaquée par des bandits.

Quand les voleurs voulurent le dépouiller, Saadi tendit à leur chef ses livres et quelques pièces d’or. « Je te les donne, c’est un cadeau : ne considère donc pas que tu les as volées et fais-en bon usage. »

Les voleurs ricanèrent. « J’imagine, fit leur chef, que tu veux m’enseigner le bien ? »

Non, dit Saadi, je ne pense pas pouvoir t’enseigner quoi que ce soit. C’est pourquoi j’espère que tu accepteras ce don et qu’en retour, avec ces livres et cet argent, tu feras quelque chose pour moi.

Et quoi donc ?

Trouve un sage, donne-lui les livres et entretiens-le. Laisse-le au moins éclairer tes enfants sur les méfaits du vol de sorte qu’ils ne répètent pas tes erreurs. » Idries SHAH, Chercheur de vérité, éd. ALBIN MICHEL, 1992 (ISBN 2-226-05752-8), p. 35

« Du fait de la nature spéciale des textes soufis, les maîtres de la Voie ont souvent donné l’autorisation à ceux qui en étaient dignes d’interpréter et d’expliquer leurs livres.

La règle n’a pas toujours été respectée, et beaucoup ont fait carrière dans le « soufisme », prétendant être capables d’enseigner en s’appuyant sur les livres des maîtres soufis.

On rapporte qu’un derviche était en train de pérorer un jour sur l’une des œuvres du grand poète Djami, quand un nouveau venu entra discrètement dans la salle de conférences et se mit à faire non de la tête, de plus en plus fréquemment, tandis que l’érudit se répandait en commentaires et livrait ses interprétations de la pensée de Djami.

Tous les regards se tournèrent vers l’étranger. A la fin, le derviche, attachant sur lui un regard pénétrant, lui lança :

« Prétends-tu être en désaccord avec moi ?

Oui, fit l’intrus.

Mais, reprit le derviche, as-tu reçu du grand maître Djami l’autorisation d’interpréter ses œuvres ?

Non.

Alors, qui es-tu donc ? Comment peux-tu conduire de façon aussi ridicule ? De quel droit oses-tu défier un homme de mon importance ?

Je m’appelle Djami », dit le visiteur en s’esquivant. »

Idries SHAH, Chercheur de vérité, éd. ALBIN MICHEL, 1992 (ISBN 2-226-05752-8), p. 41

- Extrait d’un texte du pape copte SHENOUDA [11]

« Si nous sommes troublés par des évènements et des agressions extérieures, c’est de notre propre responsabilité. Jean Chrysostome disait qu’on ne peut pas blesser quelqu’un si celui ne veut pas être blessé.

Si une personne vous met en colère, ce n’est pas elle la responsable, c’est qu’il y a colère en vous. S’il n’y avait pas de colère en vous, qui est-ce qui lui aurait répondu ?

Mettez le feu dans l’eau, le feu ne brûle pas, le feu n’est pas nourri par l’eau. Mettez le feu dans le coton, le feu est nourri, il s’enflamme.

La colère qui est en vous nourrit la flamme : la paix qui est en vous l’éteint.

Cessez de dire : cette personne m’énerve ; dites plutôt : je m’énerve avec elle. Elle ne peut réveiller que ce qui est déjà en vous. C’est pour cela que le sage n’accuse jamais personne, il s’accuse lui-même.

Mettez des cendres dans un verre d’eau, celui-ci sera pollué. Mettez ces mêmes cendres dans un océan, elles seront vite oubliées. Avez-vous le cœur comme un verre d’eau ou comme un océan ? » Pape copte SHENOUDA, en 1993, au monastère de Saint-Bichoy en Egypte.

- Extrait du livre « L’amour, la médecine et les miracles » de Bernie SIEGEL

« En 1933, Jung interpréta le rêve suivant, qui lui avait été soumis par un médecin, sans la moindre information concernant le patient :

« Près de moi, quelqu’un posait des questions sur la façon de lubrifier une certaine machine. Quelqu’un d’autre suggéra que le lait serait le meilleur lubrifiant. Apparemment, je pensais qu’il valait mieux utiliser de la boue liquide. Puis, un étang fut vidé et dans la vase se trouvaient deux animaux de races disparues. L’un était un minuscule mastodonte, l’autre, je ne m’en souviens plus »

Jung diagnostiqua justement une rétention du liquide cérébro-spinal probablement due à une tumeur. Il fonda son interprétation sur le fait que l’un des liquides « boueux » du corps s’appelle en latin pituita et que le mot mastodonte dérive de deux mots grecs signifiant « mamelle » et « dent ». Il en déduisit que l’image du mastodonte correspondait aux corps mamillaires, structures en forme de seins situées au fond du troisième ventricule, « étang » de liquide cérébro-spinal à la base du cerveau.

Questionné sur la façon dont il en était arrivé à cette conclusion, Jung répondit simplement :

« … Pourquoi il me paraît évident que ce rêve révèle un symptôme organique ? Si je vous l’expliquais, vous m’accuseriez du plus terrifiant obscurantisme … Quand je parle d’archétypes, ceux d’entre vous qui sont au courant me comprennent, mais ceux qui ne le sont pas pensent : « Ce type est complètement fou, il parle de mastodontes et de leurs différences avec les serpents et les chevaux. ». Il faudrait que je vous donne un cours de quatre semestres sur la symbolique avant que vous puissiez apprécier ce que j’ai dit. » Bernard SIEGEL, L’amour, la médecine et les miracles, éd. J’AI LU (1989), p. 214

- Extrait de « Historiquement Correct » de Jean SÉVILLIA

« Tolérance : le maître mot des Lumières. Mais le concept n’est jamais défini. L’historien Jean de la Viguerie le résume à quatre préceptes : ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas subir ; toute vérité est subjective, et par conséquent nul n’a le droit d’imposer sa norme ; toute religion n’est qu’une opinion parmi d’autres ; l’État n’a pas à intervenir dans les questions impliquant une définition du salut éternel [12]. En réalité, si les philosophes définissent la tolérance, c’est par son contraire : le fanatisme. Est décrétée fanatique toute pensée reposant sur des dogmes. (...) » Jean SÉVILLIA, Historiquement correct, éd. PERRIN (2006), p. 163 (ISBN 2-262-02497-9)

- Extrait de « Dieu joue-t-il aux dés ? Les mathématiques du chaos » de Ian STEWART

« Dans son article « Les engrenages des Grecs » (Proceedings of the Royal Institution, vol. 58, 1986), le mathématicien britannique Zeeman s’est penché sur l’influence de tels appareils sur la science grecque :

« D’abord les astronomes ont observé les mouvements des corps célestes et ont recueilli des données. Ensuite les mathématiciens ont inventé la notation mathématique pour décrire ces mouvements et les accorder aux données. Troisièmement les techniciens ont fabriqué des modèles mécaniques pour simuler ces constructions mathématiques. Quatrièmement des générations d’étudiants ont appris leur astronomie avec ces machines. Cinquièmement des savants dont l’imagination avait été tellement aveuglée par des générations d’un tel apprentissage ont effectivement cru que les cieux fonctionnaient ainsi. Sixièmement les autorités ont insisté sur le dogme reçu. Et ainsi la race humaine fut induite à accepter le système de Ptolémée pendant mille ans. ». » Ian STEWART, Dieu joue-t-il aux dés ? Les mathématiques du Chaos, éd. CHAMPS FLAMMARION (1998), p. 48

- Extrait du livre « La pensée qui guérit » de Pierre VACHET

« En mai 1960, un enfant de neuf ans, Walter Sedor, passa quinze jours dans une région désertique du Canada, à proximité des débris d’un avion de tourisme qui s’y était écrasé et dont il était sorti indemne. Avant de mourir, son père lui avait dit : « Maman viendra te chercher. » Pour lui, c’était une certitude. Pendant quinze jours, il vécut en buvant de l’eau de pluie, avec cette idée que « Maman allait venir le chercher ». Lorsqu’un avion de secours le retrouva, il était à moitié mort de faim et de froid, mais pas un moment il n’avait douté de ce que lui avait dit son père, et cette image de sa maman venant le chercher l’avait soutenu dans une confiance totale. Si son père avait été tué sur le coup, il ne fait pas de doute que, livré à lui-même sans espoir, l’enfant aurait succombé rapidement. » Pierre VACHET, La pensée qui guérit, éd. GRASSET, 1960, p. 54

- Extrait du livre « Théorie générale des systèmes » de Ludwig von BERTALANFFY

« Un autre aspect de la théorie générale des systèmes est cependant bien plus important. On peut paraphraser par une très bonne formule due au mathématicien bien connu, Warren Weaver, fondateur de la théorie de l’information. Weaver disait que la physique classique avait bien réussi à développer la théorie des complexes inorganisés. Ainsi par exemple, le comportement d’un gaz résulte-t-il des mouvements désordonnés et individuellement irrepérables d’innombrables molécules ; à l’échelle microscopique il est gouverné par les lois de la thermodynamique. La théorie des complexes inorganisés est en dernier ressort enracinée dans les lois du hasard et des probabilités et dans le second principe de la thermodynamique. Au contraire, le problème fondamental qui se pose actuellement est celui des complexes organisés. Ces concepts comme l’organisation, la totalité, la directivité, la téléologie et la différentiation sont étrangers à la physique conventionnelle. Cependant, ils surgissent partout, en biologie, en sciences du comportement et en sciences sociales ; ils sont en fait indispensables si l’on touche aux organismes vivants et aux groupes sociaux. Ainsi, le problème fondamental qui est posé à la science moderne est celui d’une théorie générale de l’organisation. La théorie générale des systèmes est en principe capable de donner à ces concepts des définitions exactes et de leur appliquer, dans des cas appropriés, une analyse quantitative. » Ludwig von BERTALANFFY, Théorie générale des systèmes, éd. DUNOD, 1973 (ISBN 2-10-006349-9), p. 33

- Extrait du livre « Un retour à l’amour : Réflexions sur les principes énoncés dans un cours sur les miracles » de Marianne WILLIAMSON

« Selon mon interprétation du Cours, « notre peur la plus grande n’est pas que d’être inaptes. Notre plus grande peur est d’avoir un pouvoir incommensurable. C’est notre propre lumière, non notre noirceur, qui nous effraie le plus ». Nous nous demandons : qui suis-je pour être brillant, formidable, plein de talents, fantastique ? En réalité, pourquoi ne pourrions-nous pas l’être ? Nous sommes enfants de Dieu. Nous déprécier ne sert pas le monde. Ce n’est pas une attitude éclairée de se faire plus petit qu’on est pour que les autres ne se sentent pas inquiets. Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu qui est en nous. Cette gloire n’est pas dans quelques-uns. Elle est en nous. Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission que leur lumière brille. Si nous sommes libérés de notre propre peur, notre seule présence libère automatiquement les autres de leur peur. » Marianne WILLIAMSON, Un retour à l’amour : Réflexions sur les principes énoncés dans un cours sur les miracles, éd. J’AI LU, pp. 158-159.

- Extrait du livre « Statistiques » de WONNACOTT & WONNACOTT

« Un jour quand j’étais étudiant avancé en médecine, un chirurgien très important de Boston vint visiter notre école et nous fit un long rapport sur une intervention de chirurgie vasculaire subie avec succès par un très grand nombre de malades. A la fin de la leçon, un jeune étudiant du fond de la salle demanda timidement : « Avez-vous des moyens de contrôle ? ». Le grand chirurgien se redressa de toute sa taille, frappa sur le pupitre et répondit : « Voulez-vous dire par là que je n’aurais dû opérer que la moitié de mes patients ? ». Un silence profond se fit dans la salle – la voix du fond reprit de façon très hésitante « Oui, c’est ce que je pensais. » Le poing du visiteur s’abattit comme le tonnerre. « Bien sûr que non. Cela aurait précipité le décès de la moitié de mes patients. » Le silence était alors absolu, et ce fut à peine si l’on entendit la petite voix répliquer « Quelle moitié ? » » WONNACOTT & WONNACOTT, Statistique, éd. ECONOMICA, 1995, p. 17

- Extrait de la préface rédigée par Édouard ZARIFIAN du livre « La médecine psychosomatique en question - le savoir du malade »

« Les progrès techniques de la médecine ont pu faire oublier que l’on ne traite pas seulement des organes malades, des diagnostics, mais des êtres humains doués de parole, de représentations personnelles de leur souffrance et possédant un savoir unique sur celle-ci. Le savoir du médecin doit s’allier à celui du malade sur sa maladie pour que les traitements envisagés soient plus efficaces. On ne soigne pas un être humain sans tisser avec lui une alliance qui passe nécessairement par la parole et la capacité à entendre ce qui est réellement dit. On ne soigne pas un être humain sans lui ou contre sa volonté. Un malade n’est pas un objet, mais un sujet capable de parler de sa souffrance et de renseigner le médecin sur ce qu’elle représente pour lui. » Édouard ZARIFIAN, Préface du livre de Pascal Henri KELLER, La médecine psychosomatique en question - le savoir du malade, éd. ODILE JACOB, 1997, p. 7 (ISBN 2-7381-0478-9)

[1André BOUCKAERT était professeur de statistiques à l’Université catholique de Louvain (Louvain en Woluwe), BELGIQUE.

[2Puisque les gens, en déplaçant dans le village d’à côté, n’épousaient pas nécessairement les habitants de leur village...

[3Merci à Michèle G. pour l’envoi du texte.

[4H. SACHS, Freud, mon maître et mon ami, Denoël, 1977, pp. 43-44.

[5Simley BLANTON, Journal de mon analyse avec Freud, P.U.F., 1973, p. 28.

[6Patrick Mallam, JAMA, 1969, 210, n°12.

[7NIEMÖLLER fut arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

[8La première des quatre vérités nobles enseignées par Bouddha est que « la vie est souffrance ».

[9Signalons qu’en biologie totale des êtres vivants, l’on ne parle pas d’esprit mais de pensées.

[10Merci à Kalou pour le livre.

[11Merci à Chantal L. pour l’envoi du texte.

[12Jean de VIGUERIE, La tolérance à l’ère des Lumières, Itinéraire d’un historien, éd. Dominique MARTIN MORIN, 2000.


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